Troubles du langage

L’apprentissage du langage oral

Mutuelle MFCF : Comment reconnaitre un trouble du langage ? 

Ce qui doit vous alerter

De la naissance à 12 mois :

Votre bébé ne réagit pas aux bruits, êtes vous certain qu’il entend bien ? Votre bébé ne cherche pas, par son regard, à entrer en contact avec vous.

Vers 2 ans :

Excepté « papa/maman » son vocabulaire ne comprend que quelques mots difficilement compréhensibles. Il n’associe pas encore 2 mots pour constituer de petites phrases.

Vers 3 /4 ans :

Son langage n’est pas toujours compréhensible, ses phrases sont courtes et mal construites. Il emploie peu de verbes et pas du tout d’articles, d’adjectifs, de prépositions. Il n’emploie pas le pluriel. Il a du mal à vous raconter des évènements simples ou récents.

Quel que soit l’age de l’enfant :

Attention si l’évolution de son langage s’arrête brutalement ou son langage régresse au lieu de progresser. 

Apprentissage du langage écrit

Ce qui doit vous alerter

L’instituteur vous a signalé ses difficultés en lecture et en écriture, votre enfant est peut être dyslexique ? La dyslexie se caractérise par des confusions à l’apprentissage du langage écrit et touche 8 à 10% des écoliers.

 

Certaines fautes caractéristiques doivent alerter :
  • L’enfant inverse les lettres (lit « lion » au lieu « loin ») les syllabes (lit « sel » au lieu de « les ») confond les lettres qui se ressemblent phonétiquement (d et t , m et n ) ou leur forme (b et d, p et q) ces difficultés peuvent s’accompagner par la suite de problèmes en orthographe, mais aussi d’une mauvaise mémoire qui handicape l’apprentissage de leçons contenant des mots nouveaux.
  • En primaire, chez un écolier dyslexique bon en calcul et dans les matières d’éveil, vif à l’oral, la lecture reste laborieuse, et la compréhension des textes s’en ressent. A la fin du CP, 20 % des enfants lisent insuffisamment par rapport au programme requis. La moitié comblent leur retard au cours du CE1, les autres, dyslexiques, ne le rattrapent pas sans l’aide d’un orthophoniste.
  • Lors de l’apprentissage d’une seconde langue, une dyslexie bien compensée jusque-là, peut se révéler à la lecture ou à l’écriture de l’anglais (alors que l’écolier est bon à l’oral), ou par une incompréhension des déclinaisons en allemand. Au moindre doute, il faut consulter.
  • Deux autres affections nécessitent une prise en charge orthophonique. Le bégaiement : les résultats sont bons si l’on intervient dès la constatation du trouble. Enfin, des troubles de l’articulation tels que le zézaiement (ze pour je), ou le chuintement (che pour se) se corrigent vite en apprenant à bien déglutir, à placer sa langue et ses lèvres. 

Effets négatifs des difficultés d’apprentissage du langage

  • Retard ou échec scolaire,
  • Mal être, problèmes psychologiques ou comportementaux,
  • Difficulté de socialisation.

Bénéfice du dépistage

Il permet de repérer les enfants à problèmes qui pourront ainsi bénéficier d’une prise en charge précoce et donc d’un meilleur suivi. 

Qui est concerné ?

Les enfants de moins de 14 ans

Qui consulter ?

Votre médecin traitant qui après avoir vérifié qu’ il n’existe pas un autre problème de santé, dirigera l’enfant vers un orthophoniste.
Le médecin prescrira un bilan et si besoin des séances de rééducation orthophoniques qui se font généralement au rythme d’une par semaine. 

Les conseils de la MFCF

Vous pouvez également trouver de l’aide :
  • Auprès des assistantes sociales de votre secteur ;
  • Dans les CMPP (Centre Médico Psycho Pédagogique) ;
  • Les enfants relevant de la caisse de prévoyance peuvent se rapprocher des CMPP SNCF, les enfants sont alors pris en charge à 100 % quel que soit le professionnel de santé (orthophoniste, psychomotricien, psychologue, pédopsychiatre).
MFCF Prévention

Les + de la MFCF :

  • Complément pour prise en charge totale des actes d’orthophonie effectués sur prescription médicale.
  • Selon la nature de la difficulté il est parfois nécessaire d’avoir recours à l’intervention d’un psychologue, d’un psychothérapeute ou d’un psychomotricien.
  • Afin d’aider les familles, les séances de ces professionnels de santé libéraux, non pris en charge par l’assurance maladie seront remboursés par la mutuelle dans la limite de 200 euros par an par enfant de moins de 14 ans sur présentation des factures.