La canicule se caractérise par des chaleurs extrêmes durables qui peuvent représenter de graves dangers pour le corps humain. Il convient d’être particulièrement vigilant en cas de maladies chroniques, de se prémunir contre la déshydratation et surtout de prévenir un coup de chaleur. Ce qu’il faut savoir et faire.
Sommaire :
Comment notre corps réagit à la canicule.
Maladies chroniques : vigilance accrue.
Déshydratation : boire sans attendre.
Le coup de chaleur : une urgence médicale
Prudence. Ce début d’été torride nous le rappelle : en cas de canicule, il est impératif d’adapter ses comportements. L’exposition d’une personne à une température extérieure élevée, pendant une période prolongée, sans période de fraîcheur suffisante pour permettre à l’organisme de récupérer, est susceptible d’entraîner de graves complications.
La chaleur a en effet un impact immédiat sur l’organisme, et cela dès les premières augmentations de température. Et l’exposition prolongée générée par la canicule ne fait que l’accentuer.
Lorsqu’il est exposé à la chaleur, le corps humain cherche à conserver une température centrale stable, autour de 37 °C. Pour cela, il active des mécanismes de thermorégulation qui lui permettent de compenser la hausse de la température : transpiration, augmentation du débit sanguin au niveau de la peau par dilatation des vaisseaux cutanés, etc.
Mais quand les températures extérieures s’emballent, il peut arriver que ces mécanismes de thermorégulation soient débordés :
En premier lieu, la hausse des températures pendant la canicule exige d’accroître la surveillance des sujets porteurs de maladies chroniques. Maladies cardio-vasculaires, problèmes rénaux, diabète, maladies neurologiques et psychiatriques… toutes présentent alors beaucoup plus de dangers de complications ou de survenances d’événements aigus.
La déshydratation affecte aussi les reins, ce qui fait courir un risque accru de coliques néphrétiques.
Enfin, les risques cardio-vasculaires (accidents vasculaires cérébraux et les maladies thromboemboliques, telles que les phlébites et les embolies pulmonaires) augmentent également en période de forte chaleur, y compris dans la population générale.
En deuxième lieu, en temps de canicule, la déshydratation est particulièrement menaçante. Elle se manifeste par un ensemble de symptômes dont l’intensité peut rapidement s’intensifier. Une détection précoce et de bons comportement, sont donc essentiels :
En troisième lieu, le coup de chaleur, ou hyperthermie, constitue un risque sanitaire majeur lié à la canicule. Il correspond à une augmentation dangereuse de la température corporelle bien au-delà de la température normale du corps humain, souvent aggravée par une déshydratation préalable. Que faire ?
Il s’agit d’une urgence médicale exigeant une intervention immédiate. La rapidité de la prise en charge est en effet déterminante pour prévenir des complications graves, potentiellement irréversibles voire mortelles.
Les symptômes d’un coup de chaleur incluent :
En attendant l’arrivée des secours, la personne victime d’un coup de chaleur doit être placée à l’ombre et au calme. Elle est déshabillée et rafraîchie : aspersions d’eau froide, serviettes humides, courants d’air, éventail, ventilateur, etc. On peut également appliquer des poches de glace à la base des membres et sur le cou. Attention, en cas de fièvre ou de maux de tête liés à un coup de chaleur, il est déconseillé d’administrer du paracétamol, inefficace dans ce cas, ou de l’aspirine qui peut diminuer les capacités d’adaptation à la chaleur.
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