Sel et santé

Mutuelle MFCF : Quels effets a le sel sur notre organisme ?

Le sel de table

Le sel de cuisine ou sel alimentaire est un sel raffiné. Il se présente sous différentes formes : gros sel, sel fin, fleur de sel.
Il est utilisé en cuisine et à table comme condiment souvent associé au poivre.
L’adjonction d’iode permet de réduire les insuffisances d’apport en iode indispensable à la production des hormones thyroïdiennes.

Quels sont nos besoins ?

Le besoin quotidien minimal physiologique en sel est situé aux alentours de 2 g.

Dès 2003, l’Organisation Mondiale de la Santé a recommandé une consommation quotidienne inférieure à 5 g.

 

Or, quelle quantité de sel consommons nous ?

La consommation quotidienne moyenne des Français est estimée entre 10 et 12 g par jour, dont 8 à 10 g proviennent des aliments industriels : pain, plats cuisinés, charcuteries, viandes panées, pizzas, sauces, fromages, eaux minérales. Le reste correspond au sel ajouté en cuisine ou à table.

 

Quels sont les méfaits du sel ?

En France, annuellement le nombre d’accidents cardio- vasculaires liés à une surconsommation de sel est estimé à 75000 et celui des décès à 25000.

 

Le sel n’est pas l’unique facteur de ces accidents, mais il a un rôle très important par son effet hypertenseur. Selon une étude, réduire de 25 à 30 % sa consommation de sel pendant 15 ans permettrait de diminuer d’un quart le risque d’accidents cardio-vasculaires.

 

Il est indispensable de prendre conscience que nous consommons et faisons consommer trop de sel à nos enfants.

Comment prévenir ces méfaits ?

  • Bannir la salière de la table, c’est bien mais ne suffit pas !
  • Modifier les habitudes alimentaires induites par la vie quotidienne actuelle, en limitant sa consommation de produits industriels.
  • Agir pour contraindre les industriels de l’alimentation à réduire la teneur en sel de leurs produits.
ET, en attendant cette réduction : faire les bons choix.

Apprendre à bien lire les étiquettes

La teneur en sel de nombreux produits alimentaires est indiquée dans le tableau de l’étiquette de la valeur nutritive. Elle est exprimée par la teneur en sodium (Na) en mg et en pourcentage de la valeur des besoins quotidiens.
Il est donc important de bien garder en mémoire que 400 mg de sodium (Na) correspondent à 1g de chlorure de sodium (NaCl), plus communément appelé « sel ».

Du bon usage des régimes dits « SANS SEL »

Les régimes désodés stricts ne sont prescrits que dans des cas très particuliers.
Les régimes restreints en sodium ou hyposodés concernent :
  • l’hypertension,
  • l’insuffisance cardiaque,
  • l’insuffisance rénale,
  • les traitements par corticoïdes,
  • les poussées d’ascite.
Un régime trop strict ou injustifié, peut, particulièrement chez les sujets âgés, entraîner une perte d’appétit voire un état de dénutrition, d’où la nécessité de surveiller la natrémie (taux sanguin de sodium).

Quelques équivalences à connaître

1g de sel (NaCl) correspond à 40 g de fromage, à 50 g de jambon blanc, à 50 g de crustacés, à 6 huîtres et…80 g de pain.

 

Exemples : Il est bon d’avoir présent à l’esprit lorsque l’on consulte une étiquette que 0,6 g de sodium soit 1,5 g de sel, correspondent au quart de la valeur recommandée.
Quelques petits conseils culinaires
La cuisine peu salée est fade. On peut la rendre agréable en utilisant les « goûts » :
  • acides : citron, vinaigre…
  • épicés : poivre, cumin, curry…
  • aromatiques : basilic, persil, thym, cerfeuil…
  • alliacés : ail, oignons, ciboulette.
MANGEONS MIEUX, BOUGEONS PLUS !
MFCF Prévention

Les conseils de la MFCF

  • Je fuis les plats préparés (le point le plus important)
  • Je remplace la charcuterie par des crudités
  • Je choisis les fromages les moins salés
  • Je choisis des eaux pauvres en sodium
  • Je sale moins à la cuisson
  • Je ne resale pas systématiquement
  • Je bannis la salière de la table
  • Je remplace le sel par des herbes et des condiments.
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